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Création de bijoux avec des gemmes naturelles, et du verre d'art filé au chalumeau - Les pervers narcissiques : découverte en détail et en profondeur de leur mode de fonctionnement délétère, comment y faire face, comment s'en libérer, comment en guérir et comment se reconstruire. Développement personnel. Sagesses, d'où qu'elles viennent... Réflexions éducatives. Blog féminin par excellence, mais pas que...

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La proie du manipulateur pervers narcissique renvoyée dans la gueule du loup…

Le manipulateur pervers narcissique (pn, homme ou femme) avance déguisé, il enfume, il baratine, il charme, on ne peut pas le percer à jour de prime abord. C’est son grand point fort. Et il a un double visage : un pour sa cible qu’il s’est mis peu à peu à maltraiter subtilement jusqu’à la limite du supportable, et un autre, charmant, pour l’entourage. Et quand il ne parvient plus à exercer son pouvoir de soumission sur sa proie qui à ce stade final, ne supporte plus de le voir ni de l’entendre, il est en échec, il lui faut une solution, de l’aide. Toujours grâce à sa langue car c’est son arme principale. Avec ruse ! Il n’accepte pas de perdre. Il va échafauder un plan.

Ce trouble de la personnalité ne se diagnostique pas par une simple prise de sang, malheureusement. Jusqu’à récemment, on pouvait se plaindre de certains travers d’une personne sans qu’on comprenne que ça faisait partie d’un tout, sans qu’on ait un nom pour le qualifier, et sans qu’on en perçoive le danger. Pouvoir nommer ce trouble et en décrire les symptômes, a permis aux victimes de comprendre qu’elles n’étaient pas seules à souffrir des mêmes anomalies de comportements, d’y voir plus clair et de savoir qu’elles étaient tombées dans un piège possiblement mortel, s'il va jusqu'au désespoir.

Ce trouble donne lieu à l’installation d’un subtil conditionnement, de mini agressions qui laissent coi le plus souvent car l’esprit se refuse à envisager une malveillance délibérée. La cible se retrouve dans une position où elle ne peut que subir, soit parce qu’elle ne s’en rend pas compte, soit parce qu’elle ne peut pas prendre de la distance. Par devoir moral, par dette, par contrat, par croyance ou par moyen. Par peur de la solitude, de la pauvreté, de mal agir pour la famille, de l’affrontement inévitable… mais, elle aspire à la liberté néanmoins, à la paix… Cette personne toxique peut être ressentie comme une épine dans le pied, comme celle qui empêche d’être heureux, par toutes ses manigances et ses exigences permanentes, par ses humiliations. C'est un fonctionnement permanent.

 Le pn agit souvent par suggestion, par sommation, par minimisation de l’agression, de son effet, de ses conséquences.il n’assume jamais sa responsabilité sauf par stratégie. On s’est nous-mêmes interdit pendant longtemps d'en penser du mal, par conditionnement.

Affronter l’a-normal, l’inverse de la raison, est impensable. C’est tellement incroyable, on ne nous croit pas, pas vraiment, et tout de suite, on appelle la méfiance sur nous. C’est énorme, pas possible, un proche ne se conduit pas comme ça : un parent, un enfant, un guide religieux… c’est ce qui les protège, parce que c’est hors norme, ahurissant. Les gens ne peuvent pas admettre la réalité, ce qui contrevient à leurs croyances, cela menace leur besoin de sécurité dans le monde des humains, leurs certitudes. Il y a un déni sociétal [Marie-Estelle Dupont]. Nous avons mis tellement de temps à avoir une pensée claire sur ce qui nous était arrivé, à comprendre pourquoi nous avions tant souffert. Et voilà qu’on vient remettre en cause notre sérénité retrouvée !

L’entourage non initié à l’existence de ce trouble ne voit pas du tout le pn comme nous maintenant que nous avons détecté la réalité d’un autre visage qui nous est réservé strictement en privé. Nous savons comment il entourloupe, d’où il tire son pouvoir, nous subissons sa malfaisance en nous sentant impuissants à la contrer. L’entourage est aveugle tout comme nous l’avons été.

Nous savons déchiffrer maintenant ce qui est anormal et ce qui nous fait mal, sans que le pn veuille s’en corriger. Jamais ! il va continuer sachant que cela nous gêne. L’entourage n’a pas le code pour percer sa mystification souterraine. Peut-être ne voudra-t-il jamais y être initié et rester dans son illusion plus confortable. C’est frustrant de ne pas pouvoir faire voir par autrui ce que nous percevons désormais. Il n’y a pas vraiment de problème tant que les autres ne s’allient pas à notre tortionnaire pour nous atteindre, pour le rappeler à notre souvenir et essayer de nous récupérer, mais c’est inconfortable malgré tout, nous préférerions qu’ils voient clair.

L’entourage qui plaide pour le pn ne comprend pas qu’il nous plante un couteau dans le dos de sa part, ni qu’il participe à sa traitrise sur la base d’accusations mensongères, par torsion de la réalité, par des minauderies, par une comédie.

Ce qu’on a vécu et qui nous a fait tant souffrir, les non-initiés vont l’appeler autrement selon l’idée qu’ils s’en font : éducation, correction, maladresse, sévérité, possessivité, lourdeur, humour… mais ils n’y verront pas de la perversité, ni de mauvaises intentions fondamentales, de la pure malveillance, de l’égocentrisme profond, de la tyrannie, du dénigrement, du rabaissement, de l’autoritarisme, du besoin de toute-puissance, la jouissance de s’attaquer à l’impuissance, son exigence de modeler, de contraindre, sa tendance à empêcher, à interdire, à décider à la place de l’autre. Il a pris à son bouc émissaire, sa sécurité, son bonheur, sa candeur.

Les autres penseront que nous, cibles du pn, avons mal interprété, que nous avons été trop sensibles, que nous donnons trop d’importance à notre propre jugement, que nous sommes rancuniers... C’est d’une pratique étouffante, systématique et répétitive que nous voulons nous affranchir. Et non y revenir. Les autres ne jugent pas pareil, ils veulent nous réconcilier avec notre bourreau qui leur paraît charmant, au-dessus de tout soupçon. Ils ne voient pas le fossé douloureux qui nous en sépare et veulent nous le faire refranchir en sens inverse, pour que tout redevienne au mieux, pour faire la paix. Pour que tout le monde soit heureux !!! Comme si on faisait simplement la mauvaise tête, comme si on boudait. Mais c’est bien au-delà de ça. C’est une question de survie mentale !

Le ou la pn n’acceptera jamais d’avoir perdu sa cible, exigera qu’elle revienne vers lui (ou elle). Si besoin elle utilisera d’autres personnes pour l’obtenir. Personnes que le pn aura « travaillées » à sa cause et persuadées d’agir dans le sens du bien (le sien !). Qui agiront en toute bonne foi dans la majorité des cas. C’est son côté manipulateur, et acteur.

Le pn veut que sa proie, sa possession, lui soit ramenée, il ne supporte pas qu’on ait échappé à sa suprématie, il n’en avait pas fini avec nous. Auprès de l’entourage, il va se victimiser, minauder, faire couler quelques larmes… Eh oui, nous sommes injustes avec lui qui a tant fait pour nous. Nous sommes juste des ingrats, des rebelles… On n’a pas le droit de se comporter ainsi. De briser les liens… Nous nous rendons coupables de refus de pardon. Entre nous, quand le pn demande le pardon, ce n’est que pour nous y obliger moralement, et en jouir, il n’a aucune intention de se réformer.

Les gens en général, à moins d’avoir vécu une expérience similaire, ne peuvent pas penser que le proche dont on se plaint, ne soit pas une bonne personne, ne dise pas la vérité. C’est contre nature pour eux. Comment ne pas croire par exemple le parent qui dit souffrir de la distance que lui impose son enfant adulte ? Comment savoir que son discours de bienveillance n’est qu’un masque ? Cela dépasse l’entendement pour la majorité des humains qui ne sont pas programmés pour affronter la noirceur à ce point. Le pn va se servir de cette conviction pour s’en faire des complices, des alliés, des avocats.

Cette action est cruelle, car nous allons peut-être perdre l’amitié de ceux qu’on avait plaisir à fréquenter. Soit du fait d’une distance, d’une gêne qui va s’installer, soit de notre peine de ne pas être vraiment crus.  Sommes-nous toujours appréciés malgré tout ? Même si le pn ne réussit pas à nous forcer à revenir vers lui, il aura saboté un lien qui éclairait notre vie. Il nous prive à nouveau d’une joie et il ternit notre image aux yeux de gens qui comptaient pour nous. Notre refus de renouer avec le pn plaintif, larmoyant, nous montrera comme fautifs, impitoyables. Nous ne voulons simplement pas retomber dans le piège tendu.

Et le pn dans toute sa malignité, sait que, utiliser les proches de la victime pour la ramener à lui, va forcément l’éloigner de ce proche et organiser peu à peu sa solitude, son isolement. Car cela va créer un malaise dans le lien et une faille dans la confiance qu’on accordait à ce proche. C’est maltraiter l’attache qu’on a avec cette personne. Surtout que le pn se met toujours du côté du bien, du droit, de la justice. Et il ne ratera pas une occasion d’utiliser un proche et de s’en faire un allié dans sa demande de rapprochement avec la proie qui lui a échappé, grâce à son arsenal de plaintes, de pleurnicheries, de reproches… C’est écœurant !

L’entourage non averti ne sera pas forcément capable de soutenir la cible du pn, d’appréhender à sa juste mesure sa souffrance psychique, l’immatérialité des coups, l’emprisonnement de l’esprit. Face au pn, les tremblements émotionnels à peine perceptibles, l’impossibilité de soutenir le regard du bourreau, la répulsion : cela veut bien dire quelque chose quand même ?

Famille, amis, collègues, guide spirituel, thérapeute de couple… inconscients, mal renseignés, ignorants, naïfs, vont souvent participer à essayer de renvoyer la cible du manipulateur pervers narcissique (pn, homme ou femme) à son bourreau, ils vont l’inciter à patienter, à se comporter comme ceci, comme cela, à remplir leur devoir, à renouer, à pardonner. « Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs » dit le dicton. Ceci, faute de jugement éclairé, de discernement et de connaissances de l’âme humaine. De faculté à respecter une souffrance intérieure.

Rappelons-nous que nous avons longtemps été dupes nous-mêmes. Que nous avons été « baladés » entre personne charmante et personne odieuse !

Les gens jugent d’après leur situation, leurs principes, leurs croyances, leur expérience vécue, leurs certitudes, leur manque de connaissance de l’âme humaine, l’application rigoriste de la loi, on ne sait pas forcément quelles sont leurs références... Ils ajoutent du tourment à celui qui en a déjà subi beaucoup et qui essaie de sortir la tête hors de l’eau. Personne ne peut se mettre à la place de la proie, ni sonder la profondeur de sa blessure. À moins d’avoir vécu soi-même avec un pn, d’avoir compris le problème de manière avertie et d’être capable de discerner le dysfonctionnement le plus obscur, le plus caché. À moins de percevoir la volonté perverse de subtilement détruire l’autre dans son intimité la plus profonde.

On ne parle pas de simple dispute mais d’attaques sournoises, minimisées mais en réalité profondes, systématiques, répétitives, visant à miner la valeur de l’autre, sa vie. La proie passera souvent des années à souhaiter que cela s’arrête mais elle se sentira empêtrée dans une toile mentale, piégée par un dilemme.

Le pn est forcément un multirécidiviste puisque c’est son mode de fonctionnement indispensable à la poursuite de son existence. Un pn ne connaît ni la repentance ni le remords puisqu’il est fondamentalement égoïste, égocentrique.

En tant que victimes du pn, on pensait avoir du soutien de cette personne proche et amicale. Il va falloir relativiser notre confiance envers celle-ci. Et malheureusement remettre en cause sa présence dans le cercle de nos fréquentations. D’autant plus que cette proximité va sûrement donner au pn l’occasion d’obtenir toutes les informations qu’il voudra avoir sur nous. N’est-il pas normal de donner des nouvelles à celui qui se languit soi-disant de nous ?

Face à un faux innocent lové dans son hypocrisie, dans une imposture que beaucoup se refusent à seulement imaginer, à concevoir, certains proches érigent une barrière mentale : l’impossibilité d’envisager une relation familiale contre nature. Ils en refusent le concept : ce n’est pas possible. Pour protéger leur univers mental ? alors ils vont nier, refuser de se pencher sur la vraisemblance du récit de la proie. La parole de la victime devient suspecte, mise en doute, mal évaluée, comme si elle venait d’une personne touchée par une maladie mentale, ou frappée d’un sceau d’indignité.

La cible du pn ne joue pas à jeu égal avec un comédien expérimenté et diabolique… Le pn s’est préventivement forgé une réputation qui sera difficile à fissurer. La victime est souvent seule à pouvoir témoigner de la vraie face maléfique du tourmenteur. Et à pouvoir en mesurer la toxicité.

La pureté, la naïveté de l’âme refusent de voir la salissure perverse qui se cache derrière un beau discours, pour mieux sévir et discréditer sa victime et va participer au combat pour empêcher la proie de lui échapper et de l’obliger à continuer à se soumettre. Car oui, la perversion narcissique oblige l’autre à la soumission en se servant de son innocence, de sa naïveté, de sa gentillesse, de sa droiture. 

Ce sera à la proie du pn de décider, elle pourra dans un premier temps demander aux plaideurs d’arrêter de se faire les avocats de ceux qui veulent étendre leurs tentacules à travers des alliés inconscients de la fourberie du pn, de ses mensonges, et de cesser d’être ses pions. De les dissuader d’insister dans ce sens et de faire confiance en son jugement : elle ne fait pas cela à la légère. Sa posture est légitime, même si elle ne paraît pas socialement (et religieusement) conforme. Leur demander de respecter son choix. C’est à chacun de sentir ce qu’il peut supporter. Puis de décider ou non de leur exclusion de son cercle de proches selon la souffrance que leur fréquentation engendre dans son cœur. Dans ce cas, le pn aura encore gagné, il adore diviser, créer le chaos.

Mais, est-on obligé « d’honorer » un parent qui vous hait intimement tout en pleurnichant sur votre défection à son égard en public, se plaignant de l’injustice subie, de l’ingratitude ? C’est là toute sa ruse. Diabolique. Il fait valoir qu’elle agit mal, qu’elle le regrettera quand il ne sera plus là… Mais regretter quoi ? d’avoir fui son poste de souffre-douleur ? d’avoir échappé à sa haine ?

La société a du mal à reconnaître la déviance contre nature des plus belles fonctions où l’amour devrait aller de soi et un penchant à sanctionner ceux qui ne s’y plient pas, ignorant l’hypocrisie, l’imposture des faux dévots et la souffrance intériorisée et cachée des victimes. Qui auront attendu bien souvent une éternité avant de se débarrasser de leur fardeau qui les parasite.

Ne pas régresser sous la persuasionsous la pression : voilà le défi des victimes poursuivies par un pervers narcissique.

Ignorons donc les « il a dit, elle a dit », les pn sont des menteurs très habiles, utilisant la propension des autres à les croire, à leur faire confiance. Ils n’hésitent pas à se victimiser et à culpabiliser, deux armes très puissantes pour parvenir à leurs fins. Sans parler de la morale et de la religion.

Un pn est spécialiste pour mener les gens en bateau, pour donner sa propre version des faits à son avantage avec force persuasion. Les bonnes âmes, les bonnes dames vont s’en mêler et se faire un devoir de lui apporter leur assistance pour lui rendre justice. Mais sont-elles vraiment clairvoyantes ?

Ayant été sollicitée sur le sujet, j’ai rédigé cet article sur plusieurs semaines, notant les idées qui me passaient par la tête, les propos intéressants que j’entendais (notamment au cours d’un entretien avec Marie-Estelle Dupont au sujet de son livre « L’Anti-mère »), des expressions que je lisais, parfois un seul mot, parfois dans un tout autre domaine mais que je pouvais relier à mon propos. D’où de légères incohérences dans la suite des paragraphes, ce dont vous voudrez bien m’excuser.

Ci-dessous, deux liens d'articles en rapport précédemment publiés :

https://aux-pierres-de-la-lune.over-blog.com/2019/04/comment-des-personnes-bien-intentionnees-jouent-pourtant-le-jeu-du-manipulateur-pervers-narcissique.html

https://aux-pierres-de-la-lune.over-blog.com/2018/09/concept-des-singes-volants.html

 

 

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S
Bonsoir,<br /> <br /> Oh mon Dieu, encore un article parfaitement écrit , bravo !!!<br /> <br /> Vous avez TOUT dit, TOUT détaillé sur le ressenti de la victime, et le souci des proches qui sont très loin d'imaginer la noirceur et la toxicité qui est en face de nous...<br /> <br /> Ce n'est tellement pas concevable , déjà pour nous victimes il faut beaucoup de temps pour réaliser la gravité de la situation, le fait qu'il n'y a aucun espoir de changement, et admettre que cette personne toxique ne pourra jamais fonctionner autrement, alors comment espérer que l'entourage puisse arriver à mesurer la gravité de la situation , sans connaitre tous les détails de ce qu'on a dû endurer....<br /> <br /> Je m'en suis sortie, après 20 ans de souffrance, plusieurs tentatives pour couper les liens, alors maintenant, ça va, mais je pense à toutes celles qui se trouvent face à cette situation : PARTEZ, SAUVEZ VOUS, vous avez le droit de revivre une existence saine et sereine , en paix !!!<br /> <br /> Vos articles sont exceptionnels de vérité et de justesse, si j'avais pu vous lire il y a quelques années, je serai partie beaucoup plus tôt car vous arrivez à mettre le doigt sur les choses qu'on a du mal à réaliser, vous arrivez à confirmer nos doutes, et à nous faire prendre conscience de l'existence réelle de ces personnes diaboliques , destructrices et perverses.<br /> <br /> MERCI MERCI encore pour vos articles et votre travail très utile pour toutes les victimes !!!
Répondre
Merci à nouveau Sarah pour ce commentaire très gentil et encourageant. Je baigne dans le carcan de la perversion narcissique depuis ma naissance et ma vie a été une suite en cascade de situations toxiques et d'envies de fuites quand je regarde en arrière. J'ai donc en tête plein de souvenirs de situations vécues. Ou d'autres qu'on m'a racontées. Ou encore que j'ai lues et que j'ai notées. Il me faut un peu de temps pour associer tout ça et en faire un sujet d'article quand j'y repense, parfois lors d'un déclic que je n'ai pas cherché.<br /> Parfois, les pn gonflés de tyrannie, trompés par leur illusion de toute-puissance, font des gaffes. Et ça peut être lourd de conséquences pour eux. Il peuvent provoquer un scandale qui peut les dévoiler devant toute la famille. Comme pour mon père.<br /> Ainsi ma chère grand-mère est passée de : "Mais c'est ton père, tu dois..." quand j'étais dans la vingtaine à : "C'est le diable", vingt ans plus tard. Et mon père est mort quelques années plus tard avec ce surnom... je n'ai pas versé une larme.<br /> Pour écrire, je fouille au plus profond de moi. Il faut être capable de réécrire son histoire, de mettre en doute ce qu'on croyait vrai, si toutefois c'est possible avec des menteurs pareils. J'ai écrit il y a longtemps déjà, un article titré "La mémoire en miettes".<br /> « La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil. » Il faut en passer par là pour s'en sortir : la lucidité.<br /> Les PN salissent tout. Alors il faut du temps pour faire le ménage, pour se rassurer qu'on a vraiment fait le bon choix. La liberté n'a pas de prix, dit-on. Mais j'espère que tout ceux qui choisiront d'essayer de s'en sortir, ne le paieront pas de leur vie.<br /> Merci encore Sarah !<br />